Un gypse, des plâtres

Lorsque l’on parle de plâtre, il faut plutôt dire « les plâtres ». En effet,  au delà du « plâtre » classique que l’on connaît maintenant (celui de la plaque de plâtre, du carreau de plâtre ou des enduits), il existe d’autres variétés de plâtres naturels :  plâtres d’intérieur,  plâtres d’extérieur, plâtre de moulage.

Ils sont tous obtenus par cuisson – ou calcination – d’une même roche simple, le gypse. C’est un sulfate de calcium di-hydrate, c’est à dire dont le cristal intègre 2 molécules d’eau.

Sa cuisson se réalise entre 150 et 400°C et consiste simplement à enlever tout ou partie des molécules d’eau du réseau cristallin (voir la figure : le cycle du plâtre).

Là où les usages « modernes » (plaques, etc …) n’utilisent qu’un plâtre, cuit à la température minimale, puis broyé très fin, les usages traditionnels utilisent eux des plâtres issus des cuissons à températures plus élevées. Par ailleurs, ces bruts de four ainsi obtenus sont ensuite plus ou moins broyés – parfois très grossièrement – , puis mélangés entre eux. Le mélange de plusieurs températures de cuissons et  granulométries apporte les caractéristiques spécifiques de chaque plâtre. Cela permet de l’adapter à son usage : extérieur, intérieur, moulage, sols…

C’est pourquoi, pour les plâtres anciens, il est important de préciser leur fonction et leur situation dans le bâti.

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