Introduction  de

Georges-Louis Barthe – conservateur-restaurateur du Patrimoine, président du Groupe de Recherche sur le Plâtre dans l’Art

dans le cadre de la première journée « Le Plâtre et la Couleur – le Plâtre teinté dans la masse » organisée par le GRPA.

Ouverture de la journée d’étude, 1er avril 2016

 Un grand merci à la Ville de Cormeilles-en-Parisis, Aux Musées Réunis et au Musée du Plâtre avec lesquels nous avons engagé depuis longtemps une collaboration amicale et passionnée autour du plâtre, d’accueillir dans ses murs le GRPA.

Bienvenue à vous tous que nous sommes heureux de compter parmi nous, praticiens, Meilleurs Ouvriers de France, architectes du Patrimoine ou des  Bâtiments de France, artistes, conservateurs, scientifiques, représentants du Laboratoire des Monuments Historiques, designers, mouleurs, étudiants, chercheurs, archéologues, responsables d’exploitation de carrières, etc. Par votre présence et votre diversité professionnelle vous témoignez de l’intérêt que vous portez au sujet de la relation du Plâtre et de la Couleur. Vous cherchez peut-être comme nous à saisir cette opportunité, pour échanger avec simplicité. C’est une première approche, je dirai plutôt « accroche » sur ce sujet multiforme.

Pour ceux qui ne nous connaissent pas tout à fait, le GRPA existe depuis plus de vingt ans sous la forme d’une association Loi 1901. C’est essentiellement un regroupement de compétences très diverses en vue de traiter des problèmes liés au plâtre dans le domaine artistique. Chacun d’entre vous est invité à nous rejoindre.

 

Nous avons organisé deux colloques qui (en toute modestie) ont marqué l’histoire du plâtre et des gypseries :

– « Le plâtre l’art et la matière » en 2000 à CergyPontoise (Val-d’Oise).

– « Gipiers des villes, gipiers des champs » en 2004 à Digne (Alpes-de-Haute-Provence) en collaboration avec GYP Art et Matière.

Les actes ont été publiés aux éditions Créaphis et sont encore en vente et à votre disposition auprès du Musée du Plâtre.

 

Nous sommes intervenus sur de nombreux sujets et expertises dans le domaine du Patrimoine :

– Etude sur « Les Fugitifs », œuvre de Daumier appartenant aux collections du Musée d’Orsay.

– Etude préalable à la conservation des décors en gypseries du XVIIIe siècle au château Stanislas de Lunéville, sinistré en 2003.

– Table ronde au MAN de St-Germain-en-Laye en 2001 sur le sujet du nettoyage des plâtres.

– Expertises sur la collection des moulages antiques du Musée du Louvre, conservée aux petites écuries de Versailles.

– Etude des sceaux en plâtre des Archives Nationales.

– Etude des mastics dans les moules à bon creux du XIXe siècle à l’Atelier de Moulage de la Réunion des Musées Nationaux.

– Etude sur la détérioration d’un relief mural de l’église de Bazoches-sur-Guyonne (Yvelines) ou du magnifique retable du XVIIe siècle au Tertre-St-Denis (Yvelines).

– Sujet sur les Murs à Pêches de Montreuil (Seine – St Denis).

 

Alors, pourquoi le plâtre et la couleur ? Le plâtre est apprécié pour sa blancheur, bien sûr, et sa plasticité, mais bien souvent il est mis en couleurs. Nous vous invitons à partager un cycle de réflexion sur ce thème, certes de façon empirique mais surtout pluridisciplinaire. Quelques mots clés : stuc, enduit, plâtre polychrome, badigeon, décor peint, fresque, peinture murale, patine, imitation, faux. Ce cycle s’articule autour de deux volets qui peuvent interférer :  – Le plâtre teinté dans la masse, objet de cette première rencontre qui pourrait, si nécessaire, être approfondie lors d’une prochaine session.  – Le plâtre peint et/ou la relation du plâtre et de la polychromie et des décors peints.  Le sujet des « patines » et de « l’imitation » pourra, quant à lui, être traité lors d’une session particulière.

Je laisse la parole aux intervenants de cette journée d’étude sur le plâtre et la couleur, qui tous sont membres du GRPA.