par Christelle Inizan – MAP/CRMH

 

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C’est une gageure que de présenter en un temps si court quatre années de l’activité du CRMH, partiellement consacrées au matériau plâtre, tout en évitant une redite de l’ouvrage. J’ai donc concentré mon propos, primo sur la genèse de ce projet éditorial, secundo sur les problématiques dégagées par cette publication, tertio sur la méthodologie adoptée.

Cette présentation me permet également de développer le programme de la journée, où l’on retrouve bon nombre des contributeurs de l’ouvrage.

Un constat professionnel, une intuition aussi, est à l’origine de cette étude. Recenseur des Monuments historiques en DRAC Île-de-France pendant de nombreuses années, j’ai été amené à traiter des demandes de protection du bâti francilien, concerné par de multiples problématiques plâtrières, mais peu abordées dans le cadre de la protection MH, faute de temps et par déficit de formation.

Les mises en œuvre des matériaux constructifs sont le plus souvent ignorées. ______________________________________________________________________________

La protection des plafonds civils parisiens historiques, peints sur plâtre, fait bien sûr l’unanimité. Leur étude est abordée sous l’angle de l’histoire de l’art. Pourtant en y regardant de plus près….

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Cette voussure importante qui permet de donner une impression d’exhaussement à un cabinet exigu est un dispositif illusionniste rendu possible grâce au plâtre, matériau relativement léger, solide, facile d’usage et ignifuge. Il sert à la fois à hourder la structure lambrissée et comme enduit, support à la peinture à l’huile. Le compartiment central du plafond est délimité par un cadre mouluré en stuc-plâtre.  Le charpentier réalise la structure : les cadres et les arceaux ; le maçon pose le lattis, le plâtre de l’intrados et de l’extrados, il réalise parfois les polochons de consolidation constitués de plâtre armé avec du chanvre ou du sisal. Le peintre arrive en dernier. Il use du procédé de la quadratura et met en œuvre sa science du raccourci.

Nicolas Milovanovic, ancien conservateur au château de Versailles, maintenant au département des peintures du musée du Louvre,  nous éclairera sur ces structures lambrissées flâchées au plâtre, supports au décor peint.

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Au début du XVIIIe siècle on peint toujours des plafonds en plâtre.

Watteau applique ici vivement sur le support plâtre des touches très chargées en matière, sans y revenir, à la manière d’un ciseleur. Les spécialistes de l’artiste reconnaissent bien sa technique : dans la couche picturale les traces de la hampe du pinceau qui lui a servi à accentuer certains replis. Mais l’enduit plâtre, qui a conservé des traces de taloche à plafond ou de truelle berthelée, échappe à l’analyse visuelle.

 

C’est le cas encore sur ce plafond de la première moitié du XVIIe siècle .  Qui remarque les traces laissées par les différents types de grattoirs sur ces entrevous en plâtre ?

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Ariel Bertrand, qui a oeuvré dernièrement sur le chantier du plafond de la Chambre des muses au château de Vaux-le-Vicomte, partagera avec nous son expérience de restauratrice en peinture confrontée au matériau plâtre.

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Même après diagnostic ou pendant les travaux, certains éléments matériels secondaires en plâtre sont encore négligés et disparaissent dans l’indifférence générale, à la benne.

ici des balustres d’un escalier marseillais du XVIIe siècle avec ossature en roseau,

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Philippe Lardin, universitaire, se propose de mieux nous faire connaître ces éléments architecturaux en plâtre en se concentrant sur son aire d’étude, la Normandie Orientale, et en resserrant son propos sur la période de la fin du Moyen Âge.

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Sont ignorés aussi les sols historiques des églises, des dégagements et des galetas, analysés par les seuls archéologues.

Diapositive6A Melun en Seine et Marne, au prieuré Saint-Sauveur, les marches d’un escalier du XIe siècle en plâtre posé sur terre et pierre, relevé par le CEM d’Auxerre.

La modestie de ces sols les a conduit à la périphérie du visible. Ces ancêtres du plancher en béton ciré, autrefois courants, sont devenus rares, très rares.

Voici par exemple un sol en plâtre du château de Freistroff (XVIe siècle?) avec inclusion de gypse rose. Cette aire de plâtre, très fragmentaire, est condamnée à la disparition.

Christian Sapin, archéologue et directeur de recherche au CNRS, ancien directeur du CEM d’Auxerre, s’est penché sur ces sols construits. Il nous présentera le résultat de ses recherches réalisées en collaboration avec Bénédicte Palazzo-Bertholon, chercheuse associée, qui n’a pu être parmi nous.

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Dans le Vaucluse, à l’Isle sur la Sorgue subsiste encore des sols en plâtre .

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François Guyonnet, archéologue et responsable du patrimoine de la ville, s’attelle à les restaurer. Je le remercie d’être parmi nous et d’intervenir sur la problématique plus large des plafonds, enduits et modénatures du Moyen Âge en Provence.

Patrice Girard, collaborateur de Jean-François Lagneau, ACMH, nous exposera toutes les étapes qui furent nécessaires au travail exemplaire de reconstitution-restauration du sol en plâtre de la salle Labrouste à la BNF.

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Les planchers à entrevous, en plâtre coulé et moulé sont également ignorés. Et finissent mal …

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Cet exemple d’Estrich en plâtre surcuit sans lattes met à mal l’idée préconçue qu’il faille nécessairement des ossatures pour tenir le plâtre. On remarque bien sur cet écorché les motifs de décorations moulées en plâtre fin, blanc; le mortier de plâtre rose réalisé à partir de gypse rose,  qui a peut-être bénéficié d’un apport d’anhydrite naturel. L’armature de cette structure : un concassage divers de grès jaune et rose. Enfin le plâtre gros qui sert de chape.

Marie Gloc, conservatrice du patrimoine en DRAC Grand Est, et Alexandre Burtard, cofondateur de la Manufacture du Patrimoine,  vous parleront plus avant de ces réalisations mosellanes que sont les Estriche. C’est un patrimoine fragile aujourd’hui menacé de disparition. Une petite équipe de bénévoles sur place se battent pour mieux les faire connaître.

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On ne distingue guère davantage les stucs-plâtre des stucs-chaux ou les compositions mixtes (le plâtre et la chaux étant miscibles en toute proportion, ces deux liants autorisent de nombreuses recettes). La définition même de stuc est sujette à confusion, nous avons essayé, Marc Potin, Philippe Bertone et moi-même d’en donner une définition précise. Dans les musées, les cartels des vitrines reflètent toujours ces approximations.

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Si l’analyse des plâtres stuqués de Vaux reste à faire, on connaît en revanche la nature des stucs de la Galerie des Glaces. Sur un noyau de plâtre grossier, on a appliqué une fine couche de stuc-chaux et de tuileau qui permet de conserver l’humidité nécessaire à une meilleure adhésion du plâtre. Les sculpteurs sont intervenus sur la troisième couche, un mélange constitué de plâtre et chaux. Le tout est ensuite doré à l’huile (par mixtion).

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Quel architecte sait encore que le stuc-marbre est une stricte préparation au plâtre ? Aucune poudre de marbre ne rentre dans sa composition.  Le plâtre, obtenu à partir d’albâtres gypseux auquel on a ajouté des pigments minéraux, est incorporé progressivement dans un mélange de colle animale dissoute dans de l’eau chaude.

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Stucs à Nancy, l’église Notre Dame de Bonsecours conçu par un élève de Germain Boffrand, Emmanuel Héré. Ce stuc-marbre à plusieurs coloris de 1738-1741 a été réalisé par Louis et Nicolas Mansiaux.

Le stuc-marbre est souvent confondu avec la scagliola, qui imite la marqueterie de pierre dure. Pierre Mangin nous a éclairé sur l’origine de ces stucs-marbre, improprement attribués aux italiens.

Gard, Villeneuve-lès-Avignon, église collégiale ND, panneau du XVIIe siècle en scagliola

L’entreprise alsacienne WereyStenger se propose de mieux nous faire connaître les stucs-marbre traditionnels et d’autres savoir-faire qui ouvrent sur des problématiques plâtrières très  contemporaines. RV à l’heure du déjeuner pour des travaux pratiques avec Messieurs Rousselgalle et Ogor.

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Poursuivons la liste des thématiques. Les structures des plafonds lambrissés sont peu étudiées. Les ossatures sont le plus souvent dissimulées aux yeux de tous, visibles seulement depuis les combles ou n’apparaissent qu’après un sinistre ou bien durant une campagne de travaux.

l’ossature de la voussure du réfectoire de l’abbaye de Clairvaux (Aube, Ville sous la Ferté)

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L’étude que nous avons conduite a permis de mettre en évidence une innovation technique du XVIIIe siècle, les lattes sont espacées afin d’améliorer la tenue de l’enduit par les crochets de plâtre qui se forment après ébourrage et serrage de l’enduit.  Ce n’était pas le cas un siècle plus tôt. Au XVIIe siècle, les lattes sont encore jointives. L’observation de ces éléments doit permettre de dater un plafond ou d’établir l’absence de restauration d’une structure.

 

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Beaucoup d’approximation encore concernant les voussures. Les Etudes préalables ou les DOE sont bien souvent silencieux sur la nature du plâtre. On qualifie par exemple de stuc-pierre, un stuc-plâtre…ton pierre…

Voussure de l’hôtel Salé à Paris de 1660.

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On ne distingue guère non plus la corniche historique en plâtre traînée de celle réalisée en staff.

L’abbaye de Clairvaux, le plafond du réfectoire du XVIIIe siècle, les moulures sont en plâtre et chaux traînées sur torchis et blanc de bourre.

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On a également oublié les grandes structures métalliques hourdées au plâtre. Je résiste à l’envie de vous faire partager mes découvertes documentaires et techniques inédites qui ménagent bien des surprises.

L’ouvrage les expose et Mathias Fantin, ingénieur de formation, développera ce chapitre. Nous nous intéressions simultanément au même sujet…

Château de Versailles, la salle de juillet 1830

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Palais du Louvre, salon carré

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Le plâtre est un matériau qui a subi une acculturation certaine. En France, l’enseignement des Beaux-Arts a longtemps primé sur tous les autres. Nous sommes encore le fruit de cet héritage. Depuis 1968, date de création par Malraux des Unités Pédagogiques d’architecture, l’histoire des matériaux n’est plus trop enseigné. Les historiens de la construction sont rares.

La culture matérielle intéresse principalement l’anthropologue des techniques, l’ethnologue et l’archéologue.

La nature du matériau relève du strict champ de compétence des sciences dures, des restaurateurs.

Les structures sont l’affaire des architectes du patrimoine et des ingénieurs.

L’historien de l’architecture se concentre sur les réalisations les plus remarquables, celles qui se distinguent d’un corpus établi, sur les grands principes architecturaux et leur évolution.

Quant au maçon-plâtrier lui, est renvoyé à son savoir-faire et à ses urgences de chantier.

L’entreprise IIe-de-France Plâtrerie sait combien il est difficile de convaincre les donneurs d’ordre d’opter pour des solutions traditionnelles et innovantes, allant à contre-courant des réponses industrielles formatées. Messieurs di Ponio, père et fils, se proposent de nous faire partager un retour d’expérience sur quelques-uns de leurs chantiers emblématiques.

 

Les descriptions techniques de mises en œuvre du plâtre, surtout les plus courantes, sont difficiles à trouver. Les manuels ou traités publiés en font peu cas. Il en va de même pour les documents d’archives que j’ai peu exploré, à mon grand regret (le temps que je m’étais fixé, quatre ans, ne me permettait pas des dépouillements archivistiques poussés). L’historien doit-il pour autant se résigner à l’ignorance, faute de documents explicites?  Fidèle à la leçon de méthode de Marc Bloch (cf. Apologie pour l’histoire ou métier d’historien publié après guerre dans les cahiers des Annales), j’ai opté pour une pratique collective, élargissant autant que possible l’enquête sur le matériau, en travaillant sur la manière de questionner et en prenant en compte ce que Bloch appelle joliment «les témoignages involontaires» qui instaurent un autre rapport à la source et à l’archive, une collecte non doctrinale des pratiques constructives passées et présentes.

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Sommaire

 

Une étude anthropologique nous aurait fait sortir du champ d’investigation traditionnelle du CRMH. Je l’ai écarté. Mais l’objectif affiché de l’ouvrage était bien de croiser les regards, de rompre le fractionnement des disciplines, le champ cloisonné des études qui nuisent à une vision d’ensemble et empêche d’opérer une pré-expertise sérieuse du bâti. Aussi ai-je privilégié une approche en quelque sorte phénoménologique en interrogeant les hommes de métier : industriel, gipier, archéologues, architectes… La rigueur et les précisions apportées dans l’ouvrage leur doit beaucoup.

 

De manière formelle, l’ouvrage ne semble guère se distinguer des autres publications récentes du CRMH, si ce n’est son nombre de pages, 368. L’introduction générale au matériau est pourtant plus développée que d’habitude. Le processus de fabrication y est largement détaillé. L’analyse par typologie est cependant respectée. Ce système de classification a été adoptée en 1994 par les concepteurs de l’actuelle collection technique (les premières publications du CRMH, éditées à la fin des années quarante, se contentaient de rassembler par thème et par édifice les relevés du service). Enfin on y retrouve des études de sites :

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:25 au total dont 18 campagnes de relevés réalisées par le service entre 2013 et 2016 soit 150 relevés dont 87 inédits.

 

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Maison du Roi  René à Avignon

hôtel de Béthune de Sully à Paris

 

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En appendice : une sélection de corniches, moulures et rosaces relevées par le service dans les années 1980-90.

Sur une même planche un profil de plafond, une vue plafonnante et coupe verticale.  Aix en Provence ;  hôtel clmh d’Encasteaux, cours Mirabeau, 18e, salle rdc.

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Le CRMH a  également innové en esquissant une carte des principales zones gypsifères françaises

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Ce travail de longue haleine appelle à être poursuivi, affiné. Une meilleure connaissance des différents types de gypse utilisés pour la fabrication du plâtre s’avère en effet nécessaire. Il ne pourra se faire sans un travail d’analyses scientifiques. Le LRMH s’y emploie actuellement concernant la problématique des enduits extérieurs franciliens. Au CRMH, nous n’avons pas pu bénéficier d’examens chimiques.

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Les seules études analytiques possibles furent l’étude organoleptique, sensorielle, d’échantillons clairement datés et identifiés, trouvés sur le terrain ou conservés dans les musées.

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ici dans les réserves du musée de Cavaillon.

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Une centaine de planches historiques ont quand même pu illustrer notre propos.

un exemple de corniche d’un salon à l’Italienne, une corniche à voussure d’un vestibule ; une corniche à gorge surmontée d’une voussure dans une antichambre : Blondel, De la distribution des maisons de plaisance et de la décoration des édifices en général…1737-38).

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Ou encore

Exemple d’auget cintré  fig. 6 et d’entrevous plâtrés fig. 7 et 8 (aire de plancher avec carreaux de terre cuite – a solives ; b lattis supérieur c aire de plâtras ; e lattis inférieur cloués sous les solives, f hourdage en augets, g plafond en plâtre). Amand Rose Emy, Traité de charpenterie, 1837-1841.

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L’album illustre encore l’outillage

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nécessaire aux mises en œuvre du plâtre architectural, (pour dresser, modeler, sculpter et stuquer), redéfini certains termes comme gypserie/plâtrerie – stucs au plâtre/ stucs à la chaux, sources de confusion. Une rapide histoire de la diffusion du plâtre en France est esquissée. Un chapitre est consacré aux voûtes plates, version française des fameuses voûtes sarrasines. Les corniches et moulures sont analysées dans la diversité de leurs mises en œuvre et selon les préconisations des architectes des XVIIIe et XIXe siècles.

 

Plus de 500 notes permettent une double lecture. Cet ouvrage a été aussi l’occasion de mettre en valeur les riches collections de la MAP, fonds d’archives et de photographies, sans oublier la matériauthèque du CRMH appelée à sortir de sa confidentialité, Véronique Kientzy y travaille.

 

Je terminerai mon rapide exposé par un peu de lyrisme qui nous éloigne de la posture scientifique et technique mais permet d’échanger sur un autre mode. Rendre sensible la matière, tel est l’enjeu en ces temps de primauté du virtuel. Il nous faut donc revenir, là où tout à commencer, remonter le temps et l’espace.

 

En Iran, pourquoi pas ? Terre de gypse aussi, comme tout le Moyen-Orient. On le rencontre de façon ininterrompue de l’Asie centrale et de l’Inde jusqu’à l’Afrique du Nord et l’Espagne.

Sur un promontoire, des hommes se sont assis. Ils ont regardé vers la vallée ou le lit de la rivière. Ils ont fait un feu et cuit sans le savoir les premiers plâtres. Une fois grattés, ils ont récupéré cette poudre qui, mélangée au fond d’eau d’un récipient, a produit la première gâchée. Et s’en sont servi pour recouvrir leurs murs, en simples pierres dégrossies, en pisé ou en brique de terre crue.

Le plâtre, rare matériau qui confronte intimement le praticien au temps (temps de prise qui n’est pas le temps du durcissement- séchage-) et exige de la part de l’artisan, au-delà de ses prédispositions artistiques, une grande réactivité et des capacités d’anticipation.

Iran Central, proche de Kashan

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Dans les Alpes de Haute-Provence, on se rend à la gippière et on détache de la paroi un gypse parfois rouge et oxydé, qui permet la réalisation de formidables enduits, résistant aux chocs et à l’humidité.

Gippière de Baudinard

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On trime aussi dans les carrières franciliennes. La demande est forte en plâtre «de Paris», réputé pour la qualité du gypse extrait et le savoir faire des plâtriers locaux en matière de cuisson et de broyage, strictement encadré par la profession. Ces multiples règlements ont été largement étudiés par Philippe Bernardi et Robert Carvais, auxquels je rends hommage ici.

 

Carrière de gypse non identifiée, XIXe siècle

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Un four à culée édifié à proximité du lieu d’extraction, peint par Géricault dans les années 1820. La pierre à plâtre y est cuite jour et nuit. Musée du Louvre.

 

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En Provence, le gipier est l’homme orchestre du plâtre. Il opère à chaque étape de l’élaboration du matériau. Il cuit, concasse et broye la pierre à plâtre, met en œuvre, sculpte et cisèle le plâtre.

Four à plâtre artisanal en Savoie ;  le battage du plâtre en Provence s’opère à l’aide d’un manche en bois vert et souple, ailleurs avec une batte ferrée ;  ciselage d’une moulure.

 

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Philippe Bertone nous renseignera sur son métier. Son expérience dépasse les frontières hexagonales et s’inscrit sur le mode du partage interculturel. Il interviendra cet après-midi sur ce métier polyvalent et confidentiel.

 

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Il est temps de conclure. Je tiens à remercier les hommes et les femmes du plâtre rencontrés durant cette étude. Cet ouvrage est le leur. En voici quelques-uns : Antonie (van Leeuwenhoek) qui le premier analysa sous microscope un morceau de gypse, Antoine Laurent et Marie Anne (Lavoisier) qui ont travaillé sur la déshydratation du gypse, Marc, Philippe, Saïd, Vincent, Louis (Le Vau),  Francine et Marie, Jacques François (Blondel), les piémontais et les provençaux, Patrice, Luis, Jean-Jacques, Christel. Et…

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Les mains intelligentes,  heureuses.

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Merci à notre directeur Gilles Désiré qui nous a encouragés à monter cette manifestation. 

 

Un remerciement appuyé à Sandrine Sartori, notre administratrice, qui s’est investie pour rendre possible cette journée d’échanges.

 

En outre, je vous informe que la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine (MAP), accueillera en ses murs, le 23 mars prochain, le GRPA (Groupe de recherche sur le plâtre dans l’Art), qui propose un thème d’étude resserré sur la problématique du plâtre peint. Ainsi la réflexion se poursuit…