Les ornements en plâtre des sous-faces de balcon des XVIIe et XVIIIe siècles

Appel à contribution

Marie- Christine Carini réalise une étude sur les sous-faces de balcon en stuc (c’est à dire en plâtre). Cette pratique semblait assez courante même sous balcon en pierre, au moins depuis le XVIIIème. Elle présente son travail ci-dessous .

Mais, petit problème : ces corbeaux, consoles et autres atlantes de sous-face ne sont pas faciles à distinguer depuis la rue de leurs équivalents en pierre.

On en appelle donc à vous pour en trouver d’autres exemples que ce soit suite à leur état dégradé (fissures, dissolution ou cassures) qui les trahissent ou parce que vous avez participé à un chantier de ravalement ou de restauration où ils ont été repérés.

Vous pouvez mettre directement vos exemples (ou vos simples soupçons) en commentaire.

Merci !

 

Les ornements en plâtre des sous-faces de balcons des XVIIe et XVIIIe siècles

par Marie Christine Carini

Aux XVIIe  et XVIIIe siècles, le plâtre en façade ne se limitait pas aux enduits mais il participait aussi aux éléments de décors en parvenant à donner l’illusion d’autres matériaux. Ainsi les atlantes de l’hôtel Amelot de Bisseuil, construit en 1660 et situé 47 rue Vieille-du-temple, fournissent un bel exemple d’ornements en plâtre imitant la pierre tandis que l’imposte de la porte cochère de l’hôtel Chenizot (51 rue Saint-louis en l’île) datant de 1730, montre des dragons affrontés en très haut relief réalisés en plâtre imitant le bois.

Les endroits protégés du ruissellement étant les plus propices à recevoir des ornements sculptés en plâtre, il parait judicieux d’imaginer que les sous faces de balcons aient pu abriter de tels éléments. Au 133 rue Saint-Antoine, l’hôtel Séguier dont le balcon date de 1728  présente à ce titre de magnifiques chimères en plâtre sous le balcon en façade.

 

 

Les consoles métalliques de balcons ont pu aussi être masquées dans des coques de staff imitant la pierre de taille comme on peut l’observer sur la façade de l’hôtel Couvé à Marly le Roi, datant de 1737.

 

 

Coque en plâtre d’origine remplacée à l’identique sous le balcon

 

Vos commentaires, exemples, réactions, soupçons, sont les bienvenus !

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