Ecole du Louvre

Sous les balcons, le plâtre

Les ornements en plâtre des sous-faces de balcons parisiens
des XVIIe et XVIIIe siècles

Marie Christine Carini

Mémoire d’étude (1ère année de 2e cycle)
présenté sous la direction de Mme Stéphanie CELLE
Mai 2019

Ingénieure des travaux publics et également titulaire d’un diplôme de 3ème cycle en administration des entreprises, Marie Christine Carini est aussi titulaire d’une licence de mathématiques, d’un certificat d’études juridiques en droit immobilier, d’une licence de russe de l’INALCO.

Après plus de vingt ans d’expériences en maîtrise d’ouvrage dans la rénovation et la maintenance de bâtiments, Elle interrompt sa carrière pour effectuer des études à l’école du Louvre où elle obtient une licence et un master en histoire de l’art.

Elle travaille maintenant au Louvre dans l’équipe de la maintenance architecturale du palais.

 

Marie Christine Carini vous présente le sujet de son master :

Dans le cadre du master 1 en histoire de l’art, j’ai réalisé cette recherche sur l’usage du plâtre pour des décors de façades parisiennes aux XVIIème et XVIIIème siècles.

Si l’utilisation du plâtre en façades extérieures est aujourd’hui bien documentée grâce à diverses recherches (notamment la thèse de Tiffanie Le Dantec), le sujet particulier des décors de façades extérieures en plâtre reste sous-estimé. En effet, ces ornements rapportés qui, par essence, sont destinés à exhiber le prestige du propriétaire ne peuvent s’afficher ouvertement dans un matériau moins précieux et moins noble que la pierre.  Et pourtant, plus souple, plus malléable, plus adapté pour masquer des supports, le plâtre peut plus aisément que la pierre s’appliquer à certains styles comme le  « rocaille »  du début du XVIIIème siècle aux formes chantournées qui tendent à faire disparaître les structures. Il faut cependant que ces décors en plâtre soient à l’abri de la pluie. Comment ne pas imaginer alors que le plâtre qui sait si bien faire illusion et se maquiller en pierre n’a pas pris la place de cette dernière sous les balcons, en particulier au début du XVIIIème siècle ? C’est à cette réflexion que ce mémoire tente d’apporter des pistes de réponses.

Formulons le souhait que le plâtre en extérieur soit davantage apprécié à l’avenir et que les entrepreneurs de ravalement, les maîtres d’oeuvre en charge de rénovation de façades anciennes apprennent à valoriser ce matériau ne serait-ce qu’en signalant sa découverte sur un décor présumé en pierre.

Pour avoir accès au Mémoire, cliquer sur : memoireMCCarini

ainsi qu’aux annexes : AnnexesmemoireMCCarini